Appel au Président Etienne PFLIMLIN

Monsieur Pierre PFLIMLIN, avocat des années trente, croix de guerre, maintes fois ministre sous la quatrième République, Maire de Strasbourg et Président du Conseil de l'Europe  mérite l'estime de tous, et particulièrement celle des Alsaciens. Il fut pendant quelques jours, en Mai 1958, l'avant dernier Président du Conseil avant de céder ses responsabilités à Charles de Gaulle. Même les adversaires politiques du Général de Gaulle ont admis, avec le recul, qu'il sauva deux fois la France, pendant la guerre et lors de ce retour aux affaires, précisément en Mai 1958. Un décret important pour la Banque Fédérative date de cette époque.
En 1958, Monsieur Etienne PFLIMLIN, avait dix sept ans et allait gagner ses galons : polytechnique, l'Ena, Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes. Mis en disponibilité par un arrêté, il est conduit tout naturellement en  Septembre 1984 au Crédit Mutuel. Il devient très vite le dirigeant effectif par un décret. Sa légitimité en tant que grand capitaine de la bancassurance ne doit pas être contestée, car il a été légalement nommé par les Pouvoirs Publics. C'est plutôt le premier de ces décrets qui peut poser, par ailleurs, une question juridique de fond, celle du statut de l'organisme dont il prend les rennes … peu importe ! Il a très largement démontré par son action à la tête du groupe bancaire, aidé de son bras droit Monsieur Michel LUCAS, des qualités de fin manager ayant conduit le groupe à une situation de tout premier plan. D'ailleurs, la page 8 du rapport annuel BFCM 2007 reproduite en annexe 1 en atteste.
Mais ni  Monsieur PFLIMLIN  père, l'homme politique, ni Monsieur PFLIMLIN fils, le financier, n'auront marqué leur temps par leur génie et par leur philanthropie comme un Bill GATES ou un Benjamin DELESSERT.
Le Président Etienne PFLIMLIN a aussi défendu à plusieurs reprises, dans des organismes internationaux et souvent en France, le statut coopératif et mutualiste. Son groupe de presse l'Alsace l'a interviewé début 2008, mais ses prises de position très théoriques ne sont avérées ni par les faits récents de la crise des subprimes, ni par l'organisation du monde bancaire en France. La déferlante venue des USA a affecté dans une belle harmonie l'ensemble du système bancaire hybride de notre pays, sans distinction possible des responsabilités du fait du dirigisme de l'Etat, des décisions des actionnaires des SA classiques et de celles organismes à forme associative, mutuelle ou coopérative.
Dans l'état actuel des choses le droit de Monsieur PFLIMLIN à se poser en défenseur des sociétaires est parfaitement contestable. Il est certes un dirigeant incontesté, mais il ne représente nullement ses clients, les sociétaires, d'autant qu'il n'est pas leur élu démocratiquement choisi. Il doit s'estimer à la jonction de trois forces : le marché, les pouvoirs publics et le droit légitime historique des sociétaires. Nous lui suggérons maintenant qu'il a brillamment rempli ce rôle depuis sa nomination à vie, le 22 Juin 1985, à la succession du Président Théo BRAUN, de parfaire son œuvre de façon juste. Il doit consulter par référendum l'ensemble des sociétaires. S'ils le souhaitent de façon majoritaire, et par une  adaptation très simple du dispositif législatif réservée exclusivement à ce dossier,  un véritable titre de propriété leur sera remis.

                Cette action nouvelle, négociable, pourra les enrichir sans léser quiconque. Les Pouvoirs Publics participeront ainsi, par leur intervention législative, à l'injection de vingt six milliards d'euros dans l'économie dramatique en panne. Ils se sortiront aussi de l'imbroglio né d'un décret contesté du Gouvernement Provisoire de 1958 et surtout obtiendront un point de croissance tout de suite de notre PIB. Nous en avons grand besoin, alors que le chômage ne cesse d'aggraver ses ravages. Une facilité de quelques milliards est octroyée  aux banques et à certaines entreprises : c'est parfait. Mais en face, il faut des consommateurs désendettés et optimistes pour en assurer la contrepartie.


" Monsieur le Président,
voulez-vous consulter les sociétaires avant les réunions locales d'Avril 2009, ouvrir un libre débat étendu aux salariés du groupe, qui sont très souvent sociétaires eux aussi, et préparer ainsi une démutualisation salutaire de votre groupe … ou plutôt du groupe que vous dirigez ? "


Dans ce manifeste, Bernard VIBOUD  tient à témoigner brièvement à un double titre.
En tant que fondateur à titre privé, avec deux camarades, de la société anonyme les ASSURANCES DU SUD à Valence, il a obtenu leur agrément en 1990. Il en est toujours actionnaire de façon très minoritaire, le seul depuis l'origine, face aux ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL.  Ces dernières (ou leur Groupe), en possèdent désormais plus de 99%.  Il a eu quelque difficulté à reconnaître dans l'équipe dirigeante actuelle formée par Messieurs PFLIMLIN et LUCAS l'incarnation de la libre entreprise lorsque ces défenseurs du monde associatif ont absorbé la petite entreprise de trente personnes qu'il dirigeait.
Par ailleurs, en tant que sociétaire du CREDIT MUTUEL d'une agence de Valence, il conteste la dérive ayant conduit le Groupe à l'absence de respect  des dispositions statutaires édictées à l'origine, en 1921. Les textes postérieurs reprennent ces grands principes coopérateurs, les dirigeants eux-mêmes les mettent en avant dans leur vitrine, mais pas dans les actes.



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