COPIE
Mr Didier MIGAUD Président de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale 126 Rue Université 75007 PARIS
Valence le,18 Décembre 2008.
Démutualisation du Crédit Mutuel
Monsieur le Président,
Je vous remercie d'avoir pris connaissance de mon projet, et de m'avoir communiqué votre opinion. Votre courriel me précise : " D'une manière générale, je ne suis pas favorable à la cotation des établissements bancaires qui sont sous le statut coopératif ou mutualiste. Les déboires de Natixis me confortent dans cette position ".
Je comprends qu'un homme de gauche soit, de premier abord, réticent sur ce sujet. Mais je me permets d'avancer une courte argumentation.
Nous n'avons pas d'exemple en France, de démutualisation, à une exception près, touchant une filiale britannique. Ce fut un succès, néanmoins modeste par sa taille.
Natixis n'est pas l'exemple d'une démutualisation, mais au contraire la démonstration d'un fait constant : les établissements bancaires à statut coopératif ou mutualiste entrent dans le domaine de l'économie de marché avec les véhicules de cette économie, c'est-à-dire avec des sociétés anonymes.
Ce qui serait un autre schéma de démutualisation, c'est celui touchant les deux maisons mères, Caisse d'Epargne et Banque Populaire.
Certes, et là je vous rejoins, démutualiser n'est pas s'assurer contre les futures erreurs de gestion. D'ailleurs, on le constate avec les conséquences de la faillite de Lehmann Brothers, mais aussi et surtout avec la fraude de Bernard Madoff : les deux types d'établissements bancaires se sont brûlés les ailes avec le même empressement !
En fait, mon projet, n'est pas une recette miracle anti-crack. Elle n'existe pas, sauf à allouer un supplément de bon sens à certains dirigeants, ceux des SA comme ceux des mutuelles.
Par contre, je vous rappelle humblement que l'objet de ma proposition est de distribuer 26 milliards en une seule fois, sans coût, à 6.5 millions de ménages modestes … C'est juste ce dont notre économie a besoin en ce moment.
Et cela n'est ni un impératif de gauche, ni une chimère de droite, mais c'est une cause nationale.
Croyez, Monsieur le Président, en l'expression de mes sentiments respectueux.
B. VIBOUD |